Véronique BOULLICAUD - Cheffe de groupe comptabilité
Aujourd’hui, nous mettons en lumière une professionnelle rigoureuse, engagée et animée par un fort esprit d’entraide.
Si tu avais un autocollant sur ton pare-chocs pour résumer ta personnalité au travail ?
« Rigueur, exigence, bienveillance et serviabilité. » Pour moi, nous sommes tous sur le même bateau. Pour avancer, il faut ramer dans le même sens. L’entraide entre collègues est, selon moi, le meilleur moyen d’y parvenir.
Lors d’un long trajet en voiture, tu es plutôt… ?
La DJ du trajet ! Le voyage paraît toujours plus court quand tout le monde chante à l’unisson… à condition de partager les mêmes goûts musicaux. Et pour moi, rien ne vaut les années 80. Je peux aussi être celle qui s’endort côté passager… mais seulement d’un œil, comme les chats. Impossible de dormir profondément quand je n’ai pas la maîtrise du véhicule.
Comment es-tu arrivée dans le monde de l’automobile ?
Par pur hasard. Après six années en cabinet comptable et la naissance de mon enfant, j’ai été remerciée. À l’époque, les jeunes mères n’avaient pas vraiment la cote en cabinet. J’ai répondu à une annonce dans l’automobile… et me voilà aujourd’hui à entamer ma 31ᵉ année dans ce secteur.
Ce qui te plaît le plus dans ton travail au quotidien ? Dans ma branche, ce qui est paradoxal, c’est que c’est un éternel recommencement… mais que ce n’est jamais exactement pareil. Il faut beaucoup de rigueur, bien suivre les règles établies, et certaines périodes sont plus intenses que d’autres. Un rythme qui me convient parfaitement.
T’es-tu déjà sentie moins légitime en tant que femme dans ce secteur ?
Le monde de la comptabilité étant plutôt féminin, je n’ai jamais ressenti ce manque de légitimité. Pendant 15 ans, dans mon ancienne société, j’ai même été la seule femme chef de service au milieu d’hommes, et cela s’est toujours très bien passé.
Comment as-tu vu évoluer la place des femmes dans l’automobile ?
Le monde de l’automobile a énormément changé en 30 ans. Quand j’ai commencé, au siècle dernier, comme en témoignent mes cheveux blancs, il n’y avait quasiment pas de femmes en mécanique ou en vente. Le manque de crédibilité était important et freinait leur intégration. Heureusement, les mentalités ont bien évolué depuis, même si un léger côté machiste peut parfois encore subsister.
Que voudrais-tu que les gens retiennent de toi après avoir découvert ton portrait ?
Je suis quelqu’un de plutôt discrète, mais j’aimerais que l’on retienne mon sourire, ma bienveillance et ma disponibilité. Je suis toujours prête à rendre service, de bon cœur et avec beaucoup de plaisir.