Manon CARRÉ - Employée administrative
Si tu avais un autocollant sur ton pare-chocs pour résumer ta personnalité au travail ?
« Rien ne m’échappe, tout est noté quelque part ! »
Lors d’un long trajet en voiture, tu es plutôt… ?
Un peu des deux ! Au début, je prends le rôle de DJ et je gère la musique, mais après quelques heures de route (au maximum à mi-chemin), je finis par m’endormir côté passager.
Comment es-tu arrivée dans le monde de l’automobile ?
C’est une histoire de famille. Je baigne dans cet univers depuis l’enfance, et la majorité de mes proches travaillent déjà dans ce secteur.
Ce qui te plaît le plus dans ton travail au quotidien ? Le contact avec les clients et la polyvalence du poste. Chaque journée est différente, rythmée et riche en échanges, ce qui rend le travail particulièrement stimulant.
T’es-tu déjà sentie moins légitime en tant que femme dans ce secteur ?
Mon poste étant généralement considéré comme féminin, je n’ai jamais ressenti de manque de légitimité. Cependant, il est déjà arrivé que certains clients fassent des remarques ou refusent de m’exposer le problème de leur véhicule, estimant que je ne pourrais pas comprendre en raison du fait que je sois une femme. Néanmoins, ce genre de situations sont rares.
Qu’est-ce qui devrait changer pour que plus de femmes rejoignent ce secteur ?
Selon moi, il y a différents facteurs tout au long de la vie qui font que les femmes n’osent pas ou osent moins rejoindre le monde de l’automobiles. Depuis toujours l’automobile est un milieu très masculin, il faudrait lutter contre les stéréotypes et le sexisme dès l’enfance, encourager ( aussi bien à la maison que dans les établissements scolaires) les femmes qui veulent s’orienter vers les filières techniques, en exposant plus de modèles féminins notamment dans les sports automobiles. Enfin, en luttant contre les inégalités salariales et le sexisme que l’on peut encore retrouver dans les milieux “masculins”.
Que voudrais-tu que les gens retiennent de toi après avoir découvert ton portrait ?
Que les compétences, le professionnalisme et la légitimité ne dépendent pas du genre, malgré les préjugés qui peuvent encore exister